ACTUALITÉ
ÉDITO Anne Habermeyer
« Le diable, c’est l’ennui » écrit Peter Brook.
Structurellement, le festival « Sarre à contes » doit sans cesse composer, ajuster, défricher, adapter, réinventer les rapports, redessiner les frontières : une mise en abime perpétuelle qui le prémuni naturellement contre l’ennui.
Tout le défi « Sarre à contes » est ici posé. Il n’y a là, pas de recette mais un formidable tâtonnement nourri d’audaces. Une vivacité indispensable pour survivre dans un contexte culturel en crise.
Pour la 7e année, une caravane de spectacles de tréteaux, de nouveau cirque, de rue, d’humour, de danses ou de concerts se déplace le long de la Sarre, en Lorraine et en Alsace. Elle s’installe chez ceux qui ont le désir de recevoir des artistes dans leur commune, et qui sont devenus, au fil des ans, des partenaires solides, engagés à nos côtés pour faire vivre cette utopie sur un territoire loin des grandes villes.
Plus d’une vingtaine de partenaires issus des collectivités locales, des structures publiques ou du secteur privé nous révèle par leur engagement, leur attachement pour cette manifestation devenue leur.
Pour qu’une nouvelle fois, nous puissions créer l’occasion de vivre des moments singuliers, sous les étoiles ou dans des lieux entièrement transformés. L’occasion de vivre ce que seul, le spectacle vivant peut offrir : un acte de communion unique basé sur l’échange.
Le reste n’est ni mesurable, ni racontable…
Qu’écrire sur ces moments de grâce et d’humanité qui nous relient à ce que nous avons de meilleur en nous ?